La Commission européenne mène des inspections inopinées chez Ferrero, le géant italien propriétaire des marques Nutella, Kinder et Tic Tac. L'enquête vise à vérifier si le groupe a enfreint les règles de concurrence de l'UE, notamment en créant des entraves à la libre circulation de ses produits entre les États membres ou en limitant les achats transfrontaliers. De telles pratiques pourraient avoir permis à Ferrero de maintenir des prix artificiellement élevés dans certains pays, au détriment des consommateurs.
Pour les Marocains expatriés en Europe, cette enquête est à suivre de près. Beaucoup sont des consommateurs réguliers de ces produits emblématiques, souvent achetés pour les enfants ou pour un goût de nostalgie. Si des irrégularités sont prouvées, Ferrero pourrait faire face à une lourde amende, à l'image des 337,5 millions d'euros infligés à Mondelez (Milka, Oreo) en 2022 pour des pratiques similaires. À plus long terme, une décision contraignante de la Commission pourrait favoriser une harmonisation des prix et une plus grande concurrence, potentiellement bénéfique pour le portefeuille des consommateurs.
Il est important de noter que ces inspections ne préjugent pas de la culpabilité de Ferrero, qui affirme coopérer pleinement. Le groupe, basé au Luxembourg et réalisant un chiffre d'affaires de 19,3 milliards d'euros, est un acteur majeur de l'agroalimentaire. L'issue de cette enquête européenne pourrait donc influencer les stratégies de prix et de distribution de nombreux produits de grande consommation sur le marché unique, un élément crucial pour les familles marocaines résidant dans l'UE qui comparent souvent les prix entre pays.



